Mon grand ami et père adoptif Lucio Colonna-Preti, supporter des Bleus&Blancs, dont il suivait les résultats dans le journal du lundi depuis trois ou quatre ans, et qui venait à l'occasion nous gratifier de quelques jurons latinos et refrains populaires, est décédé hier, jeudi 3 décembre, des suites d'une longue maladie. Je l'entends encore y aller de ses "Vamo' boys, quiero ver, otro goal!" sur un rythme connu seulement d'une petite équipe péruvienne, habituée aux luttes pour le maintien. Avant la trêve - si ça existe encore - essayez, pour lui et pour moi, d'en mettre quelques-uns, svp. Nicoach
6-2. Non ce n'est pas le résultat d'un des sets gagnés par Steve Darcis lors de la rencontre décisive de Coupe Davis face à L'Ukraine. C'est la "casquette" enregistrée samedi par l'Entente bleu blanc face a Duden Sport. Un score de tennis donc. On étaient conscients que, malgré la victoire au match précédent, quelque chose n'allait pas dans notre jeu. On en a eu la douloureuse confirmation.
Pourtant, durant la semaine, Ludo et moi avions décidé d'essayer, face à une équipe dangereuse offensivement, un nouveau système en 4-5-1. L'idée était d'expliquer comment on allait l'appliquer à l'équipe avant le match.
C'est là que ça se complique... A 13h15, il n'y avait que trois joueurs présents: Kroto, Antoine L. et moi même + Henri. Les autres sont arrivés au compte goutte jusqu'à 14h -2min. Quand les derniers sont arrivés, les premiers étaient déjà en train de... taper la baballe (j'allais dire s'échauffer, hum). Impossible dans ces conditions d'avoir toute l'équipe ensemble avant match pour discuter le coup. Qui plus est, Ludo lui même étant arrivé (très) en retard, il m'était impossible de me dédoubler pour, à la fois, aider Henri a faire la feuille de match et tenter de réunir tous les joueurs pour un briefing tactique essentiel.
Et pour ajouter un peu de mélasse à notre (dés)organisation, personne de l'équipe adverse pour nous accueillir, nous dire quel est notre vestiaire et sur quel terrain on allait jouer ! Bref, après "Viens chez moi j'habite chez une copine", "Les wc étaient fermés de l'intérieur", "deux heure moins le quart après Jésus Christ" et "Bienvenue chez les Ch'tis", on avait droit à "Bienvenue à l'Abssa", futur grand succès burlesque, à lire et à voir en exclusivité sur le blog Entente bleu et blanc.
Comme d'habitude, c'est deux minutes avant le coup d'envoi que les "c'est quoi l'équipe ?", commencèrent à sortir du groupe réuni autour de l'arbitre... Je commence à comprendre pourquoi tous les reponsables de la sélection qui se sont succédés(Roels, Kroto, Langevol, ...) faisaient des cacas nerveux et finissaient par jeter le gant (le boots ?) excédés.
Ok on est une équipe amateur dans une compétition amateur et on est là pour s'amuser. Le problème c'est que c'est difficile de prendre du plaisir en jouant mal et en perdant lourdement comme on le fait. On en a encore eu la preuve samedi: de la tension, de la frustration, des engueulades... L'attaque accuse la défense, la défense accuse le milieu, le milieu et la défense accusent l'attaque... En plus mon boss vient de passer une tête au dessus de mon épaule et s'est rendu compte que je n'étais pas du tout en train de rédiger le dossier de présentation de son projet culturel et donc, je vais en plus me faire virer ! (non là je déconne, il ne me paye pas assez cher pour ça).
Après cette lourde défaite, et après avoir discuté avec plusieurs anciens, on s'est dit qu'il fallait changer des choses dans la préparation d'avant match. Il a été proposé qu'on avance l'heure de rendez vous. Ca nous permettra de faire la feuille d'arbitre sans stress (n'est ce pas Henri). On aura aussi le temps de discuter de la composition et de la façon de jouer. Un briefing tactique est donc également instauré. Il aura lieu dans les vestiaires AVANT l'échauffement. Ceux qui arriveront en retard à ce briefing seront d'office sur le banc. Ou en tout cas, s'il y a concurrence pour un même poste elle sera tranchée par ce biais le cas échéant. J'aimerais aussi (mais ça me parait utopique, vu que certains ne le font même pas) que l'échauffement sans ballon se fasse collectivement.
Le but de ces "réformes" n'est pas de se prendre exagérément au sérieux, mais de se donner plus de temps pour se focaliser sur le match, de mieux se préparer tactiquement et physiquement et d'avoir plus de discipline. Un minimum en tout cas (oui, oui, c'est bien moi qui parle :). Pour enfin arriver à de meilleurs résultats, obtenus en équipe, avec un vrai jeu collectif qui nous donnera de la satisfaction.
Pour terminer sur une note doucereuse, voici, ci dessous, quelques images fimées de l'anniversaire d'Olivier, clubman exemplaire. Une savoureuse et sympathique quatrième mi-temps célébrée chez Phil qui aura confirmé un aspect extra sportif essentiel: l'ambiance entre nous est très bonne. Faisons en sorte qu'il en soit de même sur le terrain.
"Je suis content de ne pas faire partie de cette mascarade." (Luc Picard, ex joueur, commentant un match depuis le banc).
"Mais tu te fous de moi dis !? Même avec mon tiche je la met celle là !" (Jacques Garcia, ex délégué du club, houspillant un joueur après une occasion manquée ).
"A 17 ans je me tapais des femmes mariées." (Henri Dochain, à la réception de mariage d'un joueur).
"Van Hamme c'était un sous marin jaune aujourd'hui." (Jacques Garcia, en débriefing, après un match disputé sur un terrain boueux).
"Mon adresse ? Indique Métro, c'est là que je suis le plus souvent." (Verbeeck, ancien joueur et portier du Métropole).
"L'équipe a perdu mais papa a gagné." (Bernard Delaet, ancien joueur, répondant à sa fille après un match perdu où il avait marqué).
"Vous allez arrêter maintenant ! En plus il n'est pas chinois, il est coréen !" (Thomas Keutgen, furieux, répondant à des supporters adverses qui traitaient Sang shul de chinetoque).
"J'ai bu avec un ami de 16h a 23h mais je ne suis pas sorti hier." (Tarik).
"Les blacks sont des gros dragueurs." (Richard, ancien gardien de l'entente).
"Les blacks de Belgique ne sont pas des gros dragueurs." (Billy, en réponse à Richard).
"Pour une fois que j'avais deux gros sur mon aile, je les débordais comme je voulais" (Renzo, après un Nivelles-Bleu blanc en 2007).
"Billy a beaucoup d'autorité: j'étais sur le point de m'emporter contre un des joueurs, il m'a pris dans ses bras et m'a déposé cinq mètres plus loin." (Mariano, a ses débuts).
"Ca fera un bon début de fin de saison." (Mariano, au commentaire d'après match (a voir dans la vidéo Foot d'hiver ci contre).
Kroto fortissimo
Nos supporters fous (ambiance terrible à chaque match)